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Nouvelle rubrique sur le site du Mamco, « Chroniques » ouvre ses pages à des auteurs qui portent un regard original sur le monde (de l'art mais pas uniquement) et qui offrent un moment de lecture agréable et décalé.



  Fabienne Radi

Fabienne Radi est née en 1960 à Fribourg. Elle vit actuellement à Genève. Elle a suivi des études en géologie, paléontologie, bibliothéconomie, communication et arts plastiques. Elle fabrique des discours, des objets, des installations, souvent en relation avec le cinéma. Elle dirige la revue tissu avec Carla Demierre et Izet Sheshivari. Elle donne un cours sur la pop culture aux étudiants du master Trans de la Head à Genève. À part ça elle consomme beaucoup de séries TV et aimerait bien un jour être capable de lire David Foster Wallace en V.O.

L’appel de l'art par la barbe de l’ouest (hiver 2011-2012)
Sol, mur, plafond, avec et sans climatisation (automne 2011)
L’art tiré par les cheveux de Nina Childress (été 2011)
La confusion des noms (printemps 2011)
Pleased to meat you (automne 2010)


  Christophe Rey

Haïku choisis

Christophe Rey écrit de temps à autre ce qu’il appelle des « pseudos haïkus », ou simplement (comme tout le monde) des haïkus lorsqu’il ne s’arrête pas à commenter son absence de respect du nombre de syllabes requis par la pratique du haïku.
Cette forme poétique japonaise, comprenant dix-sept syllabes (5 / 7 / 5), progressivement tombée en fioriture de cour durant le XVIe siècle, fut remise en vigueur par le poète Bashô et son école à la fin du XVIIe siècle. Le maître n’observa pas toujours la règle syllabique, et les traducteurs de ce genre poétique optent souvent pour une trahison de la forme afin de servir le contenu. C’est à ces haïkus dévoyés que le lecteur, qui ne parle ni ne lit le japonais, a accès.
Par ailleurs, de nombreux écrivains étrangers à la culture japonaise se sont essayés au haïku dans leur langue, alors que d’autres en écrivirent sans le savoir, et nous rêvons d’une anthologie du haïku inconscient.
Il est donc possible d’envisager un haïku hétérodoxe, visant la simple notation, ou quoi que ce soit de ramassé. En effet, extrêmement bref, le haïku s’attache à tout ce qui est petit et à tout ce qui est grand mais qui est petit. Nous y trouvons des notes du quotidien, la marque d’une déconvenue, l’observation de la nature, la venue la chute ou la prolongation d’une saison.

XIII.
XII.
XI.
X.
IX.
VIII.
VII.
VI.
V.
IV. Californie
III. Arizona
II. Yosemite Park
I. Glaris