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  Guy de Cointet 

expositions temporaires
Ethiopia, 1976  
Who's that Guy ?  

Vues partielles de l'exposition

Guy de Cointet et Bob Wilhite
décors pour  Ethiopia, 1976 (création au Barnsdall Park Avenue, Los Angeles)     

Vidéo documentaires et photographies docuementaire de Lost at Sea et Five Sisiters









Guy de Cointet, Who's that Guy ?

in cycle Mille et trois plateaux, premier épisode
Constellations  / du 17 octobre 2004 au 16 janvier 2005

« Who’s that Guy ? » est la première exposition globale présentant l’?uvre de Guy de Cointet. Figure clef de l’histoire de l’art du XXe siècle, son rôle et l’impact qu’il eut sur la scène artistique californienne est attesté par des artistes tels que Paul Mc Carthy, Mike Kelley, Allen Ruppersberg, John Baldessari. Ce projet, regroupant des œuvres produites de 1965 à 1982, donne à voir et met en perspective un corpus de peintures, de dessins et de décors de théâtre pour la première fois réunis.

Artiste français émigré aux États-Unis en 1965, il fut l’assistant du sculpteur Larry Bell à New York avant de s’installer à Los Angeles au début des années 1970. Son rôle est essentiel pour la compréhension de l’histoire de l’art conceptuel californien et de ses filiations avec le surréalisme et la poésie visuelle. Son intérêt pour la poésie et pour les procédés de langage, très inspiré par les techniques d’écritures de Raymond Roussel, influencera très directement les premières performances de Mike Kelley : « J’avais l’impression que ses accessoires, du moins ceux qui étaient abstraits et géométriques, étaient analogues aux phonèmes de langage – ils étaient des phonèmes visuels, des formes primordiales. »

La codification, le hiéroglyphe, la typographie représentent chez Cointet un processus d’élaboration du mot mis en image, et de la couleur mise en forme. Ses « objets scéniques » auront des échos jusque dans les recherches actuelles d’artistes comme Catherine Sullivan. (Celle-ci a une formation de chorégraphe et de metteur en scène et fut l’assistante de Mike Kelley.) Guy de Cointet allait de plus en plus vers des croisements théâtre-cinéma-danse, non pas de manière nostalgique ou uniquement en continuité des expériences futuristes ou dadaïstes. Il en va d’une construction stylistique qui puise dans le réel (et quel réel lorsqu’on parle de la ville « The Industry », c’est-à-dire du cinéma) et s’inspire comme Warhol de la publicité, des ‘soaps opera’ et des expressions populaires utilisés à la façon des ‘cuts-up’ de William Burroughs et Brion Gysin. Sa dernière œuvre inachevée, « The Bride Groom », était une pièce muette, à jouer avec des acteurs de mime qui travaillaient la question de la manipulation des foules et des masses par les médias lors de happenings urbains.

Guy de Cointet a su résoudre des problématiques que beaucoup n’ont envisagées que de façon parcellaire et a inventé un langage qui reflète efficacement notre société. À la fois précurseur et visionnaire, son œuvre est aujourd’hui rendu visible et l’on découvrira combien il est contemporain. L'exposition s'articule selon trois axes principaux :
— de la couleur mise en volume, de la lettre au dessin: les premiers tableaux.
— le langage écrit: une centaine de grands dessins aux écritures cryptées, une dizaine de livres de « typoésie ».
— l’objet scénique, entre accessoire et personnages, avec la reconstitution de décors originaux : ETHIOPIA. IGLU. RAMONA. TELL ME. DE TOUTES LES COULEURS.
Des documents originaux et des vidéos documentaires complètent cette présentation.

Guy de Cointet est mort à Los Angeles, des suites d’une hépatite C, alors que sa dernière pièce, « De toutes les couleurs », venait d’être jouée au Théâtre du Rond-Point à Paris (avec, entre autres, Fabrice Lucchini, Violetta Sanchez et Sabine Haudepin, direction Yves Lefebvre) et qu’il devait rejoindre la Galerie Marian Goodman à New York. Il trouve ici un important hommage.

Marie de Brugerolle


Guy de Cointet est né en 1934 à Paris, il est décédé en 1983 à Los Angeles.