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  Martin Disler 

exposition temporaire
Les Dernières Aquarelles, 1996   

Vues partielles de l'exposition

Sans titre, 1996
aquarelles sur papier
coll. Kupferstichkabinett, Bâle

 






Martin Disler, Les Dernières Aquarelles, 1996

in cycle Patchwork in Progress 7 et dernier
du 20 octobre 1999 au 23 décembre 1999

Le 27 août 1996, le peintre, graveur et sculpteur suisse Martin Disler, âgé de quarante-sept ans, meurt à Genève des suites d’un ictus cérébral. Il laisse une saisissante suite de 388 aquarelles en trois formats, fruit de sa dernière crise de peinture durant l’été passé à Amsterdam et dans sa maison des Planchettes près de La Chaux-de-Fonds. Son ami Dieter Koepplin, qui fut le magnifique conservateur des estampes du Kunstmuseum de Bâle, a réuni en une exposition itinérante ces « Travaux pour le long voyage humide », ainsi que l’artiste a d’emblée significativement nommé ses ultimes aquarelles. L’une des étapes conclusives de leur tournée européenne est Genève, parce que le Cabinet des estampes y montra en 1988, tiré de ses propres fonds, l’œuvre gravé complet de M. Disler, accompagné comme de coutume d’un catalogue raisonné (le Musée d’art et d’histoire, par ailleurs, possède deux grandes peintures de 1980 et 1988-1989).

Les 211 aquarelles choisies pour Genève déroulent un extraordinaire flot d’images, de pensées plastiques, parfois à peine, retenues dans leur défilement. La femme, l’homme, l’animal et tous leurs hybrides se relient aux objets construits et au cosmos où l’artiste se cherche (auto-portraits). Ce « voyage vers l’intérieur des choses », toujours lié à une sorte de 'fata morgana', née sous le pinceau-sourcier et dans les eaux de la couleur, fait surgir des figures vives et des espaces abstraits qui peuvent se lire aujourd’hui comme une ultime plongée dans une poétique où le corps et l’esprit frôlent sans cesse et la vie et la mort. Est-ce un hasard objectif si M. Disler fut dans sa dernière année un lecteur passionné des poèmes ésotériques du Portugais Fernando Pessoa (1888-1935), à l’écoute des mondes et des fictions, sûr de trouver dans la mort le sens de ce qu’il n'avait pas découvert dans la vie.
L’exposition au Mamco permet de replacer M. Disler, artiste protéiforme, halluciné et romantique, dans l’environnement de l’art des années 80 et 90 et de voir mieux ce qui s’affirme, rebondit ou s’efface d’une création fiévreuse qui fut, au tournant de 1980, l’un des signaux forts du retour à la figuration.
(rmm)


Martin Disler est né en 1949 à Seewen (Soleure), il est décédé en 1996 à Genève.
www.martin-disler.ch