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31 mai — 10 septembre 2017

Kelley Walker


Kelley Walker (né en 1969, Columbus, USA) utilise à la fois des techniques issues du Pop Art (comme  le collage, la photographie et la sérigraphie) et des outils numériques contemporains pour interroger la circulation et la consommation des images.

La rétrospective du MAMCO réunit les principales séries réalisées par l’artiste, à savoir : les Black Stars Press, qui superposent en sérigraphie des images simillaires à celles dont Warhol a fait usage et des couches de chocolat ; les Rorschach, miroirs fragmentés en référence au test du célèbre psychiatre suisse ; les Brick Paintings, mêlant motif de briques et informations issues de la presse imprimée ; ainsi que ses plus récentes recherches sur le passage de l’image à l’objet et plusieurs œuvres inédites.

Par le collage, l’emprunt, le déplacement et la juxtaposition, Kelley Walker observe la diffusion médiatique de l’image et explore son irréductible matérialité. Coulure de chocolat, parebrise éclaté, autocollant, caviardage : il y a dans l’œuvre de Kelley Walker la reconnaissance de gestes urbains et anonymes, collectifs et régressifs, qui sont autant d’actes d’insubordination aux messages imposés par les agencements mécanisés des médias.

Ainsi, les photographies des Disasters sont scannées de magazines, transformées à l’aide de logiciels infographiques et confrontées à un slogan politique. En tant que simples fichiers digitaux, ces œuvres permettent à leur propriétaire de déterminer la taille d’impression et les modes de diffusion à leur convenance, renvoyant ainsi à l’arbitraire du champ médiatique. Alors que dans ses premières œuvres, l’artiste traitait ces questions de signes culturels à l’aide d’éléments matériels, l’utilisation du potentiel infiniment multipliable du digital marque une distance supplémentaire à l’œuvre.

Les peintures de briques, ou la reprise de documents en lien avec la répression du mouvement des droits civiques, que l’artiste — tout comme Warhol — prélève dans Life Magazine, sont quelques-uns des motifs par lesquels il dessine un paysage anthropologique des États-Unis, de leur idéologie et de leur violence raciale et sexuelle.

Dans l’appropriation d’images et le remploi de signes culturels chargés, Kelley Walker fait montre d’une économie particulière : dénuées de toute nostalgie de la perte de l’aura de l’art, ses œuvres développent à la fois une stratégie de séduction formelle et une mise à distance du spectateur. Le démontage du processus technique qui permet aux images de se présenter comme des icônes ou des messages est, en ce sens, un processus de désublimation de leur pouvoir.

L’exposition est organisée par Fabrice Stroun, Lionel Bovier.
L’exposition de Kelley Walker bénéficie du soutien de Henri Harsch HH SA.






Kelley Walker
Kelley Walker
Kelley Walker

Untitled I-II, 2014, sérigraphie en quadrichromie avec encre acrylique et collage de magazine sur toile : Domus Novembre 2012 ; Domus Juillet/Août 2012 ; Domus Janvier 2012. Court. de l'artiste et Paula Cooper Gallery, New York. Untitled, 2016, sérigraphie en quadrichromie avec encre acrylique et collage de magazine sur toile. Court. de l'artiste et Paula Cooper Gallery, New York.
Vue de l’exposition, MAMCO, 2017

I see the right, mirrored; in the center a soft Volkswagen, 2004, miroir acrylique, quatre panneaux. Court. de l'artiste et Paula Cooper Gallery, New York.
Vue de l’exposition, MAMCO, 2017.

Solidarity, 2003, impression digitale et découpes sur carton antiacide, collection particulière, dépôt MAMCO.
Vue de l’exposition, MAMCO, 2017.