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Collections / 30 janvier 2017 —

Expressionnisme abstrait

Helen Frankenthaler, Robert Motherwell, Ray Parker, Morris Louis


Dès les prémisses de la Deuxième Guerre mondiale, de nombreux artistes se retrouvent à New York ; ils vont y créer ce qui deviendra la première grande « école » de l’art américain au XXe siècle : l’expressionnisme abstrait. Bien informés du travail des avant-gardes, notamment cubiste et fauve, ils rencontrent également les artistes ayant quitté l’Europe, le nazisme et la guerre, en particulier les professeurs du premier Bauhaus et les surréalistes. L’abstraction défendue par les premiers et l’exploration de la psyché tentée par les seconds vont constituer les fondements à partir desquels l’expressionnisme abstrait va développer sa propre singularité.

Emigré arménien présent à New York dès 1920, Arshile Gorky fait partie des premiers artistes à mettre en œuvre ce nouveau langage plastique. Son influence sera prépondérante, notamment par la spontanéité et la liberté formelle qui se dégage de son travail.

De dix ans son cadet, Robert Motherwell fréquentait lui aussi les surréalistes en exil. Historien de l’art et théoricien avant d’être peintre, Motherwell est encouragé par Peggy Guggenheim à s’essayer au collage pour une exposition en 1943. Il continuera tout au long de sa carrière à utiliser ce médium en parallèle à la peinture. En 1958, Motherwell épouse Helen Frankenthaler dont deux tableaux sont présents dans l’exposition. Frankenthaler joue sur la scène new-yorkaise un rôle de pivot entre la première génération, à l’œuvre dès la fin des années 1930, et les artistes émergeant dans la deuxième moitié du siècle. Pour reprendre les mots de Morris Louis après qu’il eut visité son atelier en 1953, elle fait le « pont entre Pollock et ce qui était alors possible ». Comme Pollock, elle travaille sur  une toile posée au sol  sans châssis, mais elle l’imprègne avec de la peinture fortement diluée, créant ainsi des images sans épaisseur. Louis s’appropriera cette technique tout en laissant d’importantes parties vierges autour de ses bandes de couleurs.

Ray Parker, qui exposait, comme Frankenthaler, dans la galerie Tibor  de Nagy, résumait ainsi ce qu’il appelait la « peinture directe » : « Le processus de la peinture est improvisé. Son rythme peut être lent ou rapide et son caractère impulsif ou réfléchi. Le sujet du peintre est le tableau, et le sujet du tableau est l’artiste lui-même, dont l’expérience est consommée dans le processus de réalisation. »







Vues partielles de l’exposition sur l’expressionnisme abstrait, avec, de gauche à droite :

Kimber Smith, Je t’aime, 1973, coll. MAMCO,
don de l’AMAM ;
Helen Frankenthaler, Moat, 1963,
coll. Pierre Darier, Genève ;
Morris Louis, no. 5-37, 1961,
coll. Pierre Darier, Genève

Robert Motherwell, Untitled, 1960,
coll. Pierre Darier, Genève ;
John Chamberlain, TJISJE, 1987, coll. MAMCO,
legs de Claudine et Sven Widgren ;
Marcia Hafif, Sans titre, 23 novembre 1961
et Sans titre, 18 novembre 1961, coll. MAMCO ;
Archile Gorky, Untitled (Nighttime, Enigma & Nostalgia), 1931-1933,
coll. Pierre Darier, Genève.

Photos : Annik Wetter — MAMCO, Genève.