Acquisitions

La collection du MAMCO est placée au centre du nouveau dispositif dessiné par la direction dès 2016, comme lieu d’origine et de destination des expositions. Elle est également le vecteur d’une nouvelle politique d’internationalisation.

En 2017, la collection s’est accrue de 84 œuvres, qui viennent compléter ou stabiliser des ensembles existants (Franz Erhard Walther, Sherrie Levine), combler des lacunes importantes (Allan McCollum, Louise Lawler, Silvia Kolbowski) et explorer de nouvelles directions de développement. D’importants dons reçus directement des artistes (Claudio Parmiggiani, Mai-Thu Perret, Sylvie Fleury, David Hominal, Andreas Dobler), abondent dans le même sens.

En 2016, la collection s’est enrichie de près de 500 œuvres, notamment grâce au legs de Claudine et Sven Widgren et à la donation en mémoire de Marika Malacorda. Enfin, la Fondation MAMCO a fait l’acquisition en 2016-2017 de l’ancienne collection de Ghislain Mollet-Viéville, réunie dans l’Appartement du musée. 

 La collection du MAMCO s’enrichit grâce au soutien de son Association d’Amis, la générosité de ses mécènes et de nombreuses donations. En rejoignant les Amis du MAMCO vous contribuez donc à son accroissement.


artgenève

Avec le projet « In Course of Acquisition », le MAMCO procède, pendant les 5 jours de la foire artgenève, à des acquisitions in situ qui viendront enrichir sa collection. Le stand mis à sa disposition est donc entièrement vide au premier jour et se remplit peu à peu d’œuvres découvertes sur la foire. Ce projet est rendu possible par la banque Mirabaud & Cie, l’Association des Amis et un donateur anonyme. Ce sont ainsi, en 2017 et 2018, 13 œuvres d’artistes tels que Hassan Sharif, On Kawara, Haim Steinbach, Mai-Thu Perret, Louise Lawler ou Zak Kitnick, qui ont rejoint les collections du musée.





Martin Kippenberger

Le MOMAS (Museum of Modern Art Syros) de Martin Kippenberger (1953-1997) est une fiction muséale organisée en Grèce entre 1993 et 1996, dans un bâtiment inachevé et abandonné situé prés du port de l’île de Syros, dans les Cyclades. Ce musée a été « fondé » alors que Kippenberger, invité sur place par son ami Michel Würtle, y repéra le squelette d’une architecture en béton. Il en fit le cadre d’une institution sans murs et sans collection. Directeur autoproclamé d’un lieu autofondé, Kippenberger invita des artistes à faire des propositions pour le MOMAS qui fut davantage un musée des projets qu’un musée des œuvres. Hubert Kiecol, Stephen Prina, Christopher Williams, Cosima von Bonin, Christopher Wool (qui en réalisa la signalétique) furent parmi les artistes invités à intervenir dans et pour un lieu destiné à un public fort réduit (une dizaine de personnes tout au plus).

Les visiteurs du MAMCO sont accueillis dans le bâtiment du musée genevois par une rose des vents à l’enseigne du MOMAS, insérée dans le sol, et un ensemble de pièces liées à ce projet éphémère, dont une maquette de cette institution réelle et conceptuelle figure dans ses collections. C’est ce corpus qu’une exposition réunit pendant l’été 2018 à Palerme, dans le cadre de Manifesta, organisée par l’Institut suisse, en collaboration avec l’Estate de Martin Kippenberger et la Galerie Gisela Capitain, dans le cadre des initiatives d’internationalisation du MAMCO. Le projet, placé sous le commissariat de Samuel Gross, revient ensuite à Genève, en 2019.


Guy de Cointet

Artiste français émigré aux Etats-Unis en 1965, Guy de Cointet (1934-1983) fut l’assistant du sculpteur Larry Bell, qu’il suivit à Los Angeles, où il s’établit jusqu’à la fin de sa vie. Il joua un rôle important dans la scène post-conceptuelle californienne : son intérêt pour la théâtralité et pour la poésie visuelle influencera directement les premières performances de Mike Kelley et on trouve des échos de ses « objets scéniques » dans de nombreuses pratiques d’artistes de générations postérieures. 

Présentée pour la première fois en 1976 à Los Angeles, Ethiopia est la première pièce élaborée par l’artiste à comporter plusieurs actes et plusieurs acteurs. C’est aussi la première de plusieurs collaborations avec Robert Wilhite, qui s’occupe de la partie musicale des œuvres. Sur la scène, les objets sont autant de relais du scénario. Rapidement, leur statut devient ambigu : les acteurs les utilisent, les commentent, mais ces objets conservent une part d’autonomie. Dans une pièce sans véritable intrigue, au sens traditionnel, ce sont les interactions, voire la symbiose, qui s’opèrent entre les objets eux-mêmes et avec les acteurs, qui constituent le cœur du travail. Une femme blonde, un latino-américain et un afro-américain, choisis pour représenter des figures archétypales, racontent des histoires de familles. Ils animent les objets le temps d’une représentation avant que, une fois celle-ci terminée, ils ne (re)deviennent sculptures et ne conservent comme souvenir de la performance que leurs relations spatiales, celles qui précisément servaient de déclencheurs de situations.  Les éléments composant Ethiopia sont entrés dans les collections du musée à l’occasion de la rétrospective consacrée à Guy de Cointet en 2004. Ils ont été présentés au Beyrouth Art Center en été 2018, dans l’exposition Space Edits (the Trouble with Language), dans le cadre des initiatives d’internationalisation du MAMCO.


LE MAMCO TIENT À REMERCIER SES PARTENAIRES
FONDATION MAMCOÉtat de GenèveVille de GenèveJTIFondation de Famille SandozMirabaud & Cie SA
ghfk