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Acquisitions, dons et legs 2016-2017

La réunion sur un plateau entier du musée d’œuvres ayant été récemment acquises par ou données au MAMCO attestent la politique de développement des collections initiée, dès 2016, par la nouvelle direction. Ce sont, en effet, les expositions qui transforment et enrichissent la collection, envisagée comme l’alpha et l’oméga du musée, le véritable lieu d’élaboration de ses projets et l’horizon souhaité de ceux-ci.

Le musée ne disposant pas de budget d’acquisition propre, ce sont principalement des donations, reposant sur la générosité des artistes et de collectionneurs – au premier titre desquels des membres du Conseil du musée –, qui permettent l’accroissement des collections. La contribution annuelle de l’association des Amis du MAMCO, notamment par le biais de son Cercle, permet cependant de planifier une acquisition importante par année et des partenariats récurrents, comme celui avec la Fondation Coromandel ou le projet mené lors d’artgenève avec la banque Mirabaud & Cie, ont été mis en place pour pallier cette absence de moyens. Enfin, il faut signaler que le musée a reçu en 2016 et 2017 deux importants legs : l’ancienne collection de Claudine et Sven Widgren et plusieurs œuvres importantes liées à la succession Marika Malacorda. Ce sont ainsi, dans cette période, plus de 500 pièces, pour une valeur d’environ 5 millions de CHF, qui sont entrées dans les collections du MAMCO. L’ensemble d’œuvres minimales et conceptuelles réunies par Ghislain Mollet-Viéville et présentées dans l’Appartement, au troisième étage du musée, ne fait pas partie de ce calcul, s’agissant d’une acquisition réalisée par la Fondation privée du MAMCO.

Le processus qui conduit à l’acceptation d’un don ne diffère pas de celui d’une acquisition : il s’agit d’évaluer la pertinence de l’œuvre vis-à-vis de la collection, de ses perspectives de développement et son potentiel à être régulièrement exposée.

La présence de plusieurs œuvres issues des collections du FMAC (Fonds municipal d’art contemporain) et du FCAC (Fonds cantonal d’art contemporain) attestent également qu’il existe une volonté de concertation avec les autres structures patrimoniales dédiées à l’art contemporain à Genève, qui ressortissent, au final,au même domaine public.

L’exposition était construite sur le principe de ne montrer que les enrichissements des années 2016 et 2017 et structurée autour des différentes périodes envisagées, afin d’expliciter sur quelles décennies l’effort a porté. On notait ainsi les compléments apportés à l’historiographie des années 1960-1970 et des années 1980, deux points nodaux de la collection du musée, aussi bien que le souhait de réajuster la représentation des années 1990 et 2000 au sein de ces collections. Enfin, une dernière salle réunissait des artistes présents sur la scène contemporaine suisse, à laquelle le MAMCO porte une attention toute particulière.

C’est un paradoxe du contemporain que d’être inévitablement le futur de l’histoire : ainsi, la collection du MAMCO, réunie uniquement grâce à des fonds privés mais inscrite, année après année, au patrimoine public, se révèle être le creuset des historiens de demain et la ressource de futures expositions dédiées à l’histoire récente de l’art.

  • Exposition organisée par Lionel Bovier et Sophie Costes
LE MAMCO TIENT À REMERCIER SES PARTENAIRES
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