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Portraits, 1975-2003

Pour la plupart de petit format, dans une gamme chromatique restreinte, la vingtaine de peintures occupant les salles du deuxième étage n’accrochaient pas le regard par leur pouvoir de séduction. Elles tournaient résolument le dos au clinquant pour offrir des images fantomatiques, blafardes, floues, qui résistaient à une interprétation immédiate. C’est qu’avant d’être un médium, la peinture est, pour Luc Tuymans (1958, Anvers), une image mentale, un concept. Aux prises avec le monde, l’histoire et la 
politique, son projet artistique s’articule autour de la re-présentation. Ses tableaux sont issus d’images déjà existantes, mais qu’il se serve de photographies, d’images télévisuelles ou journalistiques, ses sources passent toujours par le filtre de la mémoire, plutôt que l’observation directe. En ce sens, le peintre n’interroge pas tant la manière dont nous regardons, mais plutôt comment nous nous souvenons des événements ou de l’histoire.
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